
Au dessous de la scène 4 :
Une illustration de la fable d’Esope Le corbeau et le renard.
Au dessous des bateaux de la scène 5 :
Une autre illustration de la fable d’Esope sur le singe qui, au nom des animaux, prie le lion d’être leur roi. Faut-il y voir la situation de Harold et de Guillaume?
Les scènes 10, 11 et 12 sont interverties.
En effet, le messager devrait en premier lieu informer Guillaume de la capture de Harold. Par la suite les deux cavaliers du duc chevaucheraient vers Beaurain où au nom de leur maître ils exigeraient qu'Harold leur soit livré.
Dans la scène 10 :
Turold personnage énigmatique. Il serait le plus grand des messagers. Sans doute connu de tous, il est l’un des rares personnages secondaires dont le nom soit mentionné. On suppose également qu’il pourrait être le petit nain barbu qui tient en bride les chevaux de cette scène.
Au dessous de la scène 10 :
Une scène de labour, de semailles et de hersage. Une scène de chasse aux oiseaux à la fronde est aussi visible.
Au dessus du bâtiment, qui sépare les scènes 10 et 11 :
Deux centaures féminins.
Au dessous de la scène 11 :
Une scène de chasse à l’ours, divertissement très prisé de l’époque.
Dans la scène 13 :
La curieuse monture du duc de Pontieu. S’agit-il d’un âne ou d’une mule? Deux chameaux et un couple d’hommes nus se faisant face sont aussi visibles dans les bordures supérieure et inférieure.
Au dessus de la scène 14 :
Deux paons. L'un d’eux fait la roue. Symbolisent-ils les deux chefs et l’orgueil de l’un d’eux?
La scène 15 reste l’une des plus mystérieuses de la Tapisserie :
La mystérieuse Aelfgifu. Elle serait tantôt la plus jeune sœur de Harold, qui fut promise à un baron normand au cours de ces négociations; tantôt Agathe la fille aînée du duc Guillaume, qui fut fiancée à Harold durant son séjour en Normandie. Le nom Aelfgifu typiquement anglo-saxon lui aurait été donné à cette occasion.
On suppose également qu’il s’agirait d’une scène connue et comprise de tous, compte tenu du défaut de verbe qui sous entend un « vous savez bien ». Il se peut qu’on fasse allusion à un scandale. L’homme nu et un peu obscène, qui figure dans la bande inférieure dans une position similaire à celle du clerc, tendrait à le laisser penser. Mais en définitive, le mystère reste entier.
Ou encore, on opterait pour un seidhhjallr, construction rituelle, sous laquelle les volur, prophétesses scandinaves, avaient coutume d'exercer leurs talents. Le clerc interviendrait donc pour réduire à néant cet acte de sorcellerie.
Au dessus de la scène 16 :
Deux amphisbènes, serpents pourvus d’une tête à chaque extrémité.
Dans la bordure inférieure de la scène 17 :
Deux griffons, animaux fantastiques moitié lion moitié aigle. Des anguilles ainsi que d’autres poissons représentent la faune de l’embouchure de la rivière Couesnon. Selon certains, on peut également y voir les symboles des constellations poisson et serpent, les figures suivantes représentant le bouvier, la grande ourse, l’aigle, le lion et le centaure.
Au dessus du bateau de la scène 14 :
Deux manticores, animaux fabuleux anthropophages, ayant une tête d’homme, un corps de lion et une queue de scorpion.
Les scènes 26, 27 et 28 sont interverties.
La scène des funérailles précède curieusement la mort du roi. A-t-on voulu encadrer ainsi les funérailles du roi pour marquer leur importance?
Dans la scène 31 :
L’archevêque Stigant de Cantorbéry. En vérité, on pense que c’est l’archevêque Alfred d’York qui couronna le nouveau roi. Mais, donner à penser que c’était Stigant convenait parfaitement aux adversaires de Harold sur le continent. A cette époque Stigant était excommunié et tout sacrement qu’il dispensait pouvait être déclaré nul.
A partir de la scène du couronnement d’Harold Godwinson :
Une nouvelle ornementation apparaît dans les bordures inférieure et supérieure. Il s’agit d’un sarment très fin entre deux poutres en diagonale.
Dans la scène 41 :
Le chevalier Wadard. Ce cavalier joue sans doute un rôle important. Il est peut-être responsable de l’approvisionnement des troupes du duc de Normandie.
Dans la scène 43 :
L’évêque Odon de Conteville. Il est reconnaissable à sa tonsure mais aussi au poisson placé devant lui. En effet, le 29 septembre, jour de ce grand banquet, est un vendredi. Ce jour de jeûne est respecté par l’ecclésiastique.
Dans la scène 47 :
Deux hommes mettent le feu à une maison. Deux personnes s’en échappent. Elles symbolisent la veuve et l’orphelin, éternelles victimes de guerre.
Dans la scène 48 :
Deux couples d’hommes nus. Parmi eux, deux portent la moustache anglaise.
Un peu plus à droite un prédateur à l’affût derrière des buissons guette un âne broutant.
Dans la bordure inférieure, un peu en arrière de duc Guillaume, un faucon chasse un lièvre. Tous ces animaux sont-ils des symboles de la conquête?
Dans la scène 49 :
Le chevalier Vital. Il va au devant du duc Guillaume afin de le prévenir que l'avant-garde normande a repéré l'armée saxonne.
Dans la scène 52 :
Lewine et Gyrd. Les frères du roi Harold sont, avec lui, les seuls mort de la bataille a être mentionné. Leofwine et Gyrth étaient les quatrième et cinquième fils de l’earl Godwine du Wessex.