
Prenez conscience des risques encourus par la Tapisserie et aidez-nous à la conserver dans les meilleures conditions possibles.
Avant 1983, l’exposition verticale de la Tapisserie a entraîné d’importantes tensions générées par son propre poids. Ces tensions ont été un des facteurs de dégradation. Elles ont pu produire des déformations, ruptures et déchirures.
Pour éviter les tensions, l’idéal serait une exposition à plat ou sur un support incliné mais une présentation horizontale, donc linéaire, génèrerait un problème au niveau de l’esthétisme et de la perspective. La Tapisserie a en effet été conçue pour être vue de manière verticale au niveau de l’œil.
L’exposition répétée au flash dégrade lentement et de manière irréversible la structure moléculaire des couleurs, entraînant décoloration et jaunissement.
La photographie contribue donc au vieillissement prématuré du textile.
Mieux vaut acheter une carte postale et préserver ainsi notre patrimoine pour les générations futures !!!
La Tapisserie est éclairée 360 jours par an par des rampes lumineuses d’une intensité de 50 lux, éclairage maximum conseillé pour une exposition permanente.
Les effets de la lumière sont cumulatifs et irréversibles. En effet, ils accélèrent les phénomènes de vieillissement des fibres et entraînent la dégradation des colorants. L’objet surexposé voit ses couleurs s’altérer et ses fibres se fragiliser.
La Tapisserie est conservée de manière constante à 18/20°C avec une humidité relative de 50%-55%.
Un climat trop humide entraînerait un gonflement des fibres, ainsi qu'une détérioration chimique et biologique du tissu. L’humidité accompagnée d’une température élevée favorise le développement des moisissures.
Un climat sec, manquant d’humidité, conduirait au dessèchement des fibres qui deviendraient fragiles et cassantes.
La fluctuation de l’humidité ambiante et de la température occasionnerait des expansions et contractions du textile qui ainsi se fragiliserait.
La prévention des attaques biologiques passe par le contrôle du climat : humidité relative et température.
Les insectes
Les fibres animales protéiniques comme la laine sont sensibles aux insectes. Les larves de mites des vêtements et de coléoptères de tapis causeraient d’énormes dommages en se nourrissant des fibres de laine.
Les moisissures et champignons
Les fibres naturelles cellulosiques comme le lin sont très sensibles aux moisissures. Le développement des champignons serait favorisé par une humidité et une température élevées.
Il ne faut pas toucher à la toile. Lorsqu'exceptionnellement il faut la déplacer, nous évitons que les huiles présentes sur les mains la contaminent et donc abîment le tissu.
Porter des gants blancs en coton, pour manipuler le textile, évite de le salir. Il est également recommandé de manier les tissus délicatement sans porter de bijoux ou accessoires qui incidemment pourraient les déchirer ou les accrocher.
Les salissures sont nocives pour le textile car elles accélèrent localement sa dégradation.